– 16 mai 2016 –

La cuisine vietnamienne ou la civilisation du végétal

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Quand on veut découvrir la culture d’un pays, rien de plus simple que de s’intéresser à son art culinaire. Dans la cuisine vietnamienne, les légumes sont des ingrédients indispensables aux plats et sont considérés comme des aliments bénéfiques à la santé. A travers la cuisine, on peut connaitre les modes de vie, la coutume et les caractéristiques du natif.

L’érudit français, Pierre Gourou, caractérise la civilisation vietnamienne comme une civilisation du végétal. Il semble apparent que le Vietnam est un pays d’agriculture du riz dans la zone tropicale qui donne la diversité des légumes et des fruits. Alors, il n’est pas étrange que la proportion de légumes soit dominante dans le repas quotidien (riz- poisson- légumes) du vietnamien. Il y a un proverbe au Vietnam : « Ăn cơm không rau như nhà giàu chết không kèn không trống » qui indique l’importance des légumes dans le repas vietnamien et le rend plus délicieux.

Les légumes sont cuisinés de plusieurs façons, en bouillies, frits ou saumurés ou mangés fraîchement.

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De plus, il faut parler de deux légumes typiques et basiques qui sont le « rau muong » et « ca phao » (des aubergines petites et blanches). Ces deux légumes sont très symboliques dans l’esprit du vietnamien expatrié : « Anh đi anh nhớ quê nhà, nhớ canh rau muống nhớ cà dầm tương » : ils font partie intégrante de la plupart des repas vietnamiens.

A côté des légumes, les herbes aromatiques jouent également un rôle important. Ils ne servent pas uniquement à améliorer la saveur des plats, mais  sont aussi le symbole de la culture culinaire des Vietnamiens. C’est une culture dans laquelle les gens profitent des sources d’aliments que la nature leur offre, les produits végétaux, très diversifiés , étant la majorité. C’est pourquoi nous pouvons parler de la civilisation du végétal.

Nems et rouleaux de printemps.
Prisées par les touristes, ces deux spécialités sont les plus délicieuses, sublimées par la saveur des herbes aromatiques.

edt20_ha5Le rouleau de printemps : des crevettes, du porc, des nouilles et des herbes, notament des ciboulettes, qui sont roulés dans des galettes du riz. Ce plat qui est mangé avec une sauce typique est devenu un plat addictif.

Le nemLe Nem : il n’est pas facile de faire un nem parfait. Il faut préparer et mélanger des composants en  proportion correcte ; faire attention à la douceur de la galette du riz, à sa fabrication, à la température de l’huile. Chaque petit détail a son importance. Savourez ce plat avec des herbes et une sauce « nuoc mam », vous pourrez sentir les cinq gouts principaux : l’acide, l’amer, le piquant, le sucré, et le salé.

Le Banh xeLe crepe du riz (Banh xeo)o, la crêpe vietnamienne: c’est comme une crêpe de farine de riz poêlée qui inclut des crevettes, du porc, des germes de haricots. Mangez-les avec des herbes et une sauce. C’est parfait !

 

Le phoLe Pho : il n’est pas surprenant que ce plat soit dans la liste parce qu’il semble simple mais il est extrêmement raffiné. Le chef qui veut préparer cette soupe doit connaitre les épices, la façon de les cuisiner et de les mélanger. De plus, il est extraordinaire de savourer le plat avec des herbes typiques qui sont le basilic asiatique et la coriandre pour renforcer la saveur du plat.

Plusieurs plats qui sont cuisinés avec des nouilles doivent être accompagnés d’herbes particulières qui définissent la spécialité du plat. Quand on déguste un plat vietnamien, on peut découvrir les mélanges des aliments, et la diversité des matières, saveurs et épices.

Légumes et épices : les médicaliments de la cuisine vietnamienne

L’art culinaire Vietnamien suit les deux principes qui sont « yin-yang » et « cinq éléments ». En effet, le vietnamien peut mélanger ou mixer les aliments en harmonie. Au Vietnam les aliments sont séparés en deux catégories : les aliments du froid (ou la manière « yin ») comme des champignons, des haricots verts, des graines de sojas et les aliments du chaud (ou la manière « yang ») comme du poulet, des œufs, du fromage. Les aliments du froid sont accompagnés avec les aliments du chaud, et vice versa. Par exemple, on peut manger les fruits de mer (« yin ») avec le sel ou les oignons verts (« yang ») pour prévenir le mal de ventre ou les maladies liées à la digestion.
Le vietnamien peut aussi choisir les légumes accompagnés en suivant  les  saisons ou le climat. Par exemple, en été, le temps est très chaud, ils choisissent la courgette, la soupe avec le tamarin, le concombre amer pour refroidir la température du corps.

Le repas quotidien du vietnamien

Un repas quotidien du vietnamien

D’après les spécialistes de nutrition, il est recommandé de manger au moins cinq légumes et fruits par jour. Ainsi le vietnamien utilise les légumes et les herbes pour prévenir et soigner certaines maladies comme la fièvre, la digestion, l’excrétion, le diabète, le vieillissement ou encore la désintoxication. Par exemple, la fibre dans les légumes est utile pour la digestion et évite la constipation. En statistique, le régime quotidien d’un adulte vietnamien a environ 300g légumes et 100g fruits, donc, c’est très bénéfique pour la santé.

Maintenant, vous n’apprécierez plus la cuisine vietnamienne faites de légumes ou d’ herbes particulières, seulement comme un délice délicat de mélanges de saveurs, mais aussi comme l’apport de bienfaits pour votre santé!

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