– 17 décembre 2013 –

6ème cuisine inscrite au patrimoine culturel

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La cuisine asiatique a pris son rang parmi le patrimoine culturel immatériel de l’humanité*. Cette nouvelle est arrivée au Japon le matin du 4 décembre 2013

OLYMPUS DIGITAL CAMERAJe suis très content d’avoir entendu cette nouvelle de chez moi, mais en même temps, je ne suis pas sûr que la cuisine japonaise soit acceptable pour les autres pays car il y a une différence de goût entre le Japon et les autres pays », dit Tsuyoshi Someya, cuisinier japonais qui apprend en ce moment la cuisine française en France. L’admission de la gastronomie japonaise au patrimoine immatériel mondial de l’humanité est une grande fierté et fait la grande joie de toute la population.

Les grandes particularités  

La cuisine japonaise a un grand caractère différent des autres, et ce caractère est aussi la raison de son inscription au patrimoine culturel immatériel. « A mon avis, il y a deux grandes raisons. Ce sont la richesse d’expression et la saveur du bouillon. Ce qui est important dans la culture japonaise, c’est qu’on exprime la saison et l’événement traditionnel pas seulement avec la technique de présentation, mais aussi avec les assiettes traditionnelles et des plantes totalement saisonnières. Et évidemment, le bouillon de poisson très simple et profond est important aussi », explique Tsuyoshi Someya. Au Japon où on a clairement les quatre saisons, on donne de

Le bouillon
Le bouillon

l’importance à la symbolisation des saisons. Par exemple, la fête pour respecter naturellement le changement de saison existe selon chaque région et on utilise une assiette traditionnelle de la région et des fleurs de saison comme le chrysanthème au printemps et le périlla en été. Quant au bouillon, c’est typiquement japonais. On utilise le bouillon de poisson simple, avec seulement un ou deux ingrédients. Par exemple, on a le bouillon de bonite, le bouillon de laminaire, le bouillon de « niboshi » (Petite sardine séchée) etc.  Le point commun dans les bouillons japonais est qu’on ne mélange pas beaucoup de goûts pour faire un bouillon. Les japonais aiment le goût plus simple mais plus profond qui nous laisse bien respirer.

L’idée de la cuisine japonaise 

15cuisinejapon1La base de la cuisine japonaise vient de la frugalité, idée chère au bouddhisme. Avant on pensait que la vie frugale était meilleure à la santé. « Normalement les japonais mangeaient du poisson et des légumes principalement avec du riz et du soja. Et maintenant, cette idée a été transmise, la cuisine japonaise traditionnelle se compose de poissons et de légumes », ajoute Tsuyoshi Someya.  Le japon est un des pays où les gens mangent le plus de poisson au monde. En moyenne, un japonais mange 155g de poisson par jour. C’est le premier dans les pays qui ont plus de un million d’habitants. Et puis au Japon, on dit « ichi gu san sai (一汁三菜)». C’est à dire une soupe et trois petits plats. On dit que le repas accompagné d’une soupe, de trois petits plats et de riz est très équilibré. C’est aussi une idée importante pour les japonais qui font cas de la santé et de la frugalité.

Deux cuisines contraires

En revanche, quand on parle de la cuisine française, sa grande particularité c’est de manger n’importe quoi. « C’est très intéressant que les français mangent ce que les japonais ne mangent jamais, comme la grenouille, le foie gras et la cervelle de veau », explique Tsuyoshi Someya. Selon lui, le pays où on mange n’importe quoi est très gastronomique comme la France et la Chine. Les français sont curieux et toujours en train de rechercher la meilleure manière de cuisiner.
La grande différence entre la cuisine japonaise et française est l’utilisation du goût des ingrédients. Tandis qu’au Japon, on n’utilise pas plusieurs ingrédients pour faire un repas, on ne mélange pas plusieurs goûts dans le bouillon, en France, on combine plusieurs goûts et saveurs, par exemple comme dans la bouillabaisse où on met plusieurs types de poisson. Au Japon la soupe n’est composée que d’un type d’ingrédient.

Pas que sushi !

Maintenant, les étrangers ne connaissent pas beaucoup la cuisine japonaise, sauf, peut-être le sushi parce que c’est une cuisine de restaurant. Mais l’inscription au patrimoine culturel sera l’occasion d’élargir la connaissance de la cuisine japonaise à une cuisine familiale, celle que l’on confectionne en famille.  « J’espère que dans l’avenir plus d’étrangers répandront le nom de la cuisine familiale japonaise comme « oden, soba, udon », pas seulement sushi, quand on demandera quelle cuisine japonaise ils connaissent». Tel est le vœu de Tsuyoshi Someya et du peuple japonais.

Selon l’Unesco, le patrimoine culturel immatériel, auquel six types de cuisine culturelle sont inscrites, se réfère à des pratiques, représentations, expressions, connaissances et compétence transmises par les communautés de générations en générations. Quant à la différence entre le patrimoine culturel matériel et le patrimoine immatériel, elle concerne les processus culturels qui inspirent aux communautés vivantes un sentiment de continuité par rapport aux générations qui les ont précédées et revêtent une importance cruciale pour l’identité culturelle ainsi que la sauvegarde de la diversité culturelle et de la créativité de l’humanité.

Un commentaire pour 6ème cuisine inscrite au patrimoine culturel

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