– 13 mai 2016 –

Le cinéma taïwanais

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Cap no.7  est un miracle du cinéma taïwanais après le nouveau mouvement de réforme des années 90. C’est une comédie dramatique réalisée par Wei-Te-Seung, sortie en 2008. Malgré les difficultés de budget, ce film est une réussite.

Grâce à Cape no.7, les taïwanais recommencent à faire attention aux films nationaux.  Son succès est de présenter la vie des habitants de Taiwan. Ce qui  nous a touché le plus dans ce film, ce sont les gens qui font face à la vie avec bonheur, même s’ils vivent humblement. Il montre aussi beaucoup de problèmes dans la société comme l’exode des jeunes de la compagne, la difficulté du développement économique et de la culture locale… Avec ce film, les Taïwanais s’identifient facilement aux personnages.

À cause des nombreux films américains, les films taïwanais n’étaient pas capables de se développer. Le succès de Cape no.7, qui a eu de nombreux prix au festival du cinéma taïwanais, a fait honneur aux jeunes réalisateurs. Aujourd’hui, de plus en plus de sponsors ont envie de soutenir ce cinéma. Malgré les imperfections de ce film, il  encourage le public taïwanais à s’intéresser avec plus de passion aux productions nationales.

Bref historique

Pendant la Terreur Blanche (1947-1988), le gouvernement a limité le développement du cinéma et a contrôlé l’idéologie du citoyen; Le cinéma devenant un outil de propagande politique.
Dans les années 70, l’économie de Taïwan a commencé à se développer, la qualité de vie des gens s’est améliorée. Le cinéma est devenu un des divertissements préférés du public. Dans cette période, les mélodrames et les films de kung-fu étaient populaires. Par la suite, les films américains et les films de Hong-Kong sont entrés sur le marché du cinéma de Taïwan et les films taïwanais n’ont plus fait beaucoup d’entrées.
En 1980, Le gouvernement a commencé à promouvoir le film taïwanais et a cherché à l’aider, à le subventionner.
Dans les années 80-90, une nouvelle génération de cinéastes et de réalisateurs  taïwanais  ont débuté un mouvement de « réforme » du cinéma. Leurs films montraient  principalement un style réaliste. Leurs thèmes étaient proches de la réalité sociale, rappelant la mémoire collective du public.
Aujourd’hui, les réalisateurs et les scénaristes font l’expérience d’un nouveau mouvement et commencent à traiter de thèmes qui étaient tabous autrefois.

Le genre taïwanais

Dans la plupart des films taïwanais, les thématiques abordées sont proches des véritables phénomènes de la société moderne comme les problèmes d’environnement. Et puis, ces films parlent aux nouvelles générations parce que ce sont leurs histoires qui y sont racontées. Cela fait toujours chaud au cœur des Taïwanais.
Ces nouveaux réalisateurs préfèrent engager des acteurs qui ne sont pas très connus ou même non professionnels. Ils donnent une chance aux nouveaux acteurs. Les films ont un style réaliste et moderne. Le cadrage adopte souvent une technique cinématographique (« deep-focus » et  « long-take ») qui met l’accent sur l’espace du film.
Certes, ce nouveau genre a permis l’expansion du cinéma national. Malheureusement, un petit nombre de réalisateurs ont abusé des moyens financiers offerts par de nouveaux sponsors. En effet, certaines grosses productions Taïwanaises ont récemment subit de sévères critiques et ont laissé le box-office froid.
Les films taïwanais attirent les cinéphiles nationaux, cela ne fait aucun doute. Mais si le film taïwanais veut se développer au niveau mondial, cela reste difficile. Maintenant, il semble que le cinéma taïwanais manque d’une bonne intrigue taïwanaise à valeur universelle qui pourrait attirer un public mondial!

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